Ne vois tu point le mal que tu fais à ton frère ou à ta Sœur lorsque tu les condamnes avec tes propres croyances et les enfermes dans une case dans laquelle ils n’ont jamais demandé d’entrer ?

Lorsqu’avec tes propres croyances et limitations, tu les tues du regard ou de tes mots, quand tu cherches à les rabaisser pour t’éviter l’inconfort de te remettre en question, et t’éviter d’avoir toi, à te regarder en face ?

 

Que vois-tu, lorsque tu regardes un être humain ? Ne vois-tu donc qu’un simple corps de chair, avec deux bras et deux jambes ? Pendant combien de temps encore vas-tu le regarder avec le fusil qui vit dans ton mental, prêt à tirer sur tout ce qui ne correspond pas à tes croyances et tout ce qui diffère de toi ?

-Quand vas-tu arriver à voir au delà de ce que ton œil peut voir, ton œil si limité par ses conditionnements, son éducation, ses religions, ses croyances, ses peurs ?

-Quand vas tu enfin comprendre que tu ne pourras jamais voir juste, tant que tu ne regarderas pas avec le cœur, ce cœur qui pourtant fonctionnait quand tu étais enfant ?

 

Tant que tu n’apprendras pas à ressentir au lieu d’analyser et de juger,

-Tant que tu n’apprendras pas à laisser ton corps et ton cœur te dire si une chose est juste ou non, si elle est belle ou non, sans que ton cerveau « atrophié » de toutes ses programmations n’intervienne,

-Tant que tu n’auras pas le courage et l’humilité de reconnaître chez l’autre les qualités qui lui reviennent, même si toi même tu n’as pas encore réussi à les développer, au lieu de le descendre lui, pour paraître, toi, plus élevé,

-Tant que tu ne réussiras pas à regarder ton prochain dans son essence même, au delà des particularités physiques qu’il s’est construites, comme tu devrais aussi être capable de regarder un animal, pour l’âme qu’il est et non ce que sa chair ou sa peau peut te procurer,

-Tant que tu croiras que ton prochain est séparé de toi, que les animaux que tu manges sont séparés de toi, que les animaux dont tu as pris la peau que tu portes désormais sont séparés de toi, et que tout ce que tu fais n’a pas de conséquences sur toi-même ni sur le reste du Monde,

-Tant que tu ne seras pas capable de regarder dans les yeux quelqu’un ou un animal et d’y voir son âme, de te connecter à elle, et de ressentir ce qu’elle est, au plus profond de toi, au point d’avoir envie de verser des larmes tellement tu en seras ému,

-Tant que tu seras incapable de te mettre à la place de quelqu’un d’autre, de ne faire plus qu’un avec lui, au point de ressentir dans tes tripes, ce qu’il vit,

-Tant que tu te considéreras le centre du Monde, pensant que Ton opinion est plus importante que les autres, que tu es le centre de l’Univers, toi, humain, et pensant que seules les choses que Tu peux concevoir ne peuvent exister,

-Tant que tu chercheras à ridiculiser ou à moquer ceux qui osent briser tes schémas et la prison dans laquelle tu t’es enfermé, en rejetant leur Art, leur créativité, ou même leur originalité,

-Tant que tu préféreras critiquer ceux qui osent se surpasser, plutôt que de te demander pourquoi toi, tu as choisi de ne pas avancer,

-Tant que tu condamneras toutes les femmes que tu rencontreras, à devoir choisir entre démontrer Intelligence ou Beauté, et que tu condamneras chaque femme exprimant la Beauté à se cacher car tes yeux se sont laissés à croire que Beauté rime avec superficialité, quand tu sais pourtant t’extasier de la perfection d’une fleur ou d’un coucher de soleil,

-Tant que toi, Ô homme, tu dénigreras l’autre partie de ton essence même, ta polarité féminine qui, sans elle, te rend si primitif et destructeur,

-Et tant que toi, Ô femme, tu ne cesseras d’encourager les hommes et les femmes de ta société à ne pas te respecter, en acceptant de te pervertir, de te rabaisser, de te renier, de t’oublier,    de te sacrifier pour des hommes et des femmes qui ne reconnaissent pas en toi la déesse     que tu es,

 

Alors tu ne seras pas un HUMAIN, mon enfant. »

 

Texte de Laura Marie

26 mai 2015

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